Notre train part assez tôt. On soulève péniblement nos sacs pour les mettre sur notre dos et on entame le trajet jusqu’à la gare, à pied.
S’en suit un relativement long mais néanmoins agréable trajet en train jusqu’à Monterosso. Nous sortons du train et descendons les quelques marches qui nous séparent du bord de la mer. Très contents d’arriver, enfin, officiellement en vacances, notre première impression est très positive !

Monterosso
Monterosso al Mare est le bourg le plus occidental du territoire des Cinque Terre. Il est situé au centre d’un petit golfe. Le vieux hameau conserve toujours le caractère médiéval originaire avec ses case-torri (maisons-tours) et carruggi (ruelles étroites). L’une des anciennes tours défensives, transformée en campanile, abrite aujourd’hui la cloche de l’église Saint Jean Baptiste.
À l’ouest de la commune, se trouve la plus grande et la plus fréquentée des plages du littoral des Cinque Terre[réf. nécessaire].
Il y a tout de même pas mal de monde, beaucoup d’animation, de bruits, de cris d’enfants jouant sur la plage accompagnés du doux son des vagues qui viennent s’écraser sur les plages de sable. Grosse ambiance de bord de mer.
Notre prochain objectif est de retrouver le propriétaire de le domaine d’agritourisme dans lequel nous allons séjourner.
Agritourisme : ou agrotourisme, on l’assimile parfois au tourisme agricole ou encore au tourisme à la ferme, est une forme de tourisme dont l’objet est la découverte des savoir-faire agricole d’un territoire, et par extension des paysages, des pratiques sociales et des spécialités culinaires découlant de l’agriculture.
Les échanges récents avec le propriétaire du domaine nous amènent à nous rendre devant le restaurant Miky, à une petite centaine de mètre de la gare. Nous longeons donc la mer sur une petite distance.
Une voiture arrive. Tout en faisant un demi-tour pour se préparer à repartir dans l’autre sens, un homme brun, bronzé et à l’air sympathique nous aborde. C’est bien le Tommy que nous devons retrouver ! Je monte derrière, Tara devant.
Pendant le court trajet qui nous sépare du domaine d’agritourisme, nous discutons brièvement de nos origines et de nos métiers respectifs.
Arrivée à l’agritourisme
Nous arrivons. L’endroit, surplombant le bourg de Monterosso, est absolument magnifique. Les criquets chantent, nous sommes entourés de vignes, de citronniers et d’oliviers. Un peu plus haut, une grande maison pittoresque faite de pierres grises domine l’endroit. C’est ici que nous dormirons les deux prochains jours.
Tommy nous guide vers la chambre. Pour y arriver, nous montons un petit monticule de terre sur lequel sont plantés quelques oliviers pour arriver un peu plus haut, à l’arrière de la grande demeure. La chambre est presque un petit appartement. Salle de bain, deux chambres dont une avec deux lits qui serait idéale pour accueillir des enfants.
Nous faisons rapidement le tour puis nous ressortons pour nous rendre du côté du jardin principal.
Tommy nous propose à boire, nous prenons deux bières. Notre hôte nous présente deux cartes : la première étant celle du domaine (appartenant à ses parents) et une de Monterosso. Tara en profite pour lui demander de nous recommander un bon restaurant pour ce soir. Il nous en pointe quelques uns que nous prenons soin de retenir.
Après nous avoir chaleureusement accueilli, il s’absente en nous expliquant qu’il lui reste doit retourner à ses occupations pour le moment. Nous retournons brièvement dans la chambre pour nous changer et mette nos maillots de bain dans le but de faire une balade pour faire voler le drone de Tara et pourquoi pas nous baigner.
Nous sortons sur l’arrière du domaine avec le but d’atteindre un Point of View que nous voyons sur la carte. En remontant la colline entre les oliviers, nous croisons Tommy par hasard qui déambule entre ses arbres, vérifiant la qualité des fruits. Nous lui expliquons que nous partons pour une petite promenade.
Enthousiaste, il nous emmène alors jusqu’à une grille fermée avec un gros cadenas. La clé est cachée sous un caillou juste à côté de la porte. Il nous demande de bien vouloir la refermer en revenant car sinon des animaux risquent d’entrer sur le domaine et de grignoter son raisin.
Nous marchons un peu puis tombons sur un cul de sac. On a évidemment pris la mauvaise direction (my bad). Nous faisons demi-tour et arrivons dans un petit coin sympa, parfait pour faire voler le drone, que nous téléguidons à tour de rôle.
Fruits de mer et ligue des champions
Après nous être rafraîchis, nous entreprenons de descendre la colline à pied pour rejoindre Monterosso et trouver un restaurant dans lequel manger. Le chemin que nous empruntons s’apparente un peu aux passages magiques que l’on trouve dans les films Ghibli. C’est très calme, tamisé. Nous passons par dessus un petit pont. Les arbres et buissons donnent une couleur verte vive à tout ce qui nous entoure. Un peu plus loin, au milieu de nulle part, une grande fontaine ronde surplombe un petit jardin dans lequel on ne trouve rien d’autre qu’un joli petit banc.
Ce soir, nous mangeons au Ciak, dont les fruits de mer nous ont été recommandés par Tommy. Venant de la part d’un ancien marin, c’est probablement une valeur sûre !
Nous commandons. À la table à côté, un couple a posé un smartphone sur le côté de leur table afin de suivre la finale de la Ligue des Champions.
Les gens sont tous beaux et bien habillés. L’ambiance est joyeuse, positive, vacancière. Mes spaghettis arrivent dans une grande casserole dans laquelle ils continuent de cuire. Je trouve très bon. Tara, elle, prend de l’espadon.
Pour conclure la soirée, on se prend une petite glace dans la gelatteria juste en face du restaurant et nous promenons dans les ruelles du centre historique de Monterosso. En passant, nous repérons un petit restaurant dont les tables sont dans une petite ruelle pittoresque.
En arrivant dans un cul-de-sac au hasard, une petite vieille bizarre sortant de chez elle pour promener est surprise de nous voir et semble méfiante. Nous faisons machine arrière et regagnons la rue principale, animée de musique.
On se met sur le chemin du retour et assistons à un petit concert improvisé sur le bord de la jetée. Nous nous arrêtons quelques minutes avant de remonter à l’agriturismo dans le noir, avec la peur de se faire attaquer par un chien que l’on entendait aboyer pas si loin que ça de nous.

