Sur ce coup, on arrive tous à être prêts à l’heure. C’est surprenant vu que ce matin on a dû faire nos bagages puisque c’était notre dernière nuit à Osaka. On a même tout le temps nécessaire pour ranger l’appartement. Incroyable.

En partant, on attend quelques secondes de plus devant la porte pour permettre à l’un d’entre nous de faire son petit vomi de gueule de bois à cause de la sortie tardive de la veille.

Dans le train en direction de Nara, les paysages typiquement japonais de la périphérie défilent devant nous. Arrivés à destination, encore un petit vomi du collègue. On cherche dans la gare des gros casiers pour accueillir nos sacs. Je remarque que peu de casiers sont libres et j’en déduis qu’il y aura sans doute pas mal de touristes là où nous allons.

Clic, clac, on ferme, emballé c’est pesé.

Parc de Nara

Après un court trajet en bus, nous arrivons au parc de Nara. L’endroit est très vaste et regorge de points d’intérêts divers. Ce qui rend l’atmosphère aussi unique et qui fait toute la spécialité du parc de Nara, c’est que des centaines de belles biches se promènent en liberté.

coucou
Fight Club

Elles sont en confiance et les humains ont plus peur d’elles que le contraire. En effet, elles sont très insistantes lorsqu’elles sentent que vous cachez à manger dans votre sac ou dans votre poche, donnant lieu à des scènes incroyables de gens qui s’enfuient en courant et criant afin de ne pas se faire voler leurs biscuits.

Ces biscuits peuvent être achetés pour 150yens à une petite vieille qui chasse sans pitié les biches trop gourmandes à gros coup de balais. Son père était sûrement charron. Certains des animaux ont les cornes coupées, je me dis au début que c’est parce qu’ils sont agressifs lorsque les gens leur tendent des biscuits, mais j’ai compris plus tard que c’était pour leur bien et pour les entretenir.

Temple de Tōdai-ji

Deux biches se battent. Nous prenons des photos et caressons les plus sympathiques petites biches puis marchons en direction de l’élément principal du parc, le grand temple de Tōdai-ji contenant une gigantesque statue de bouddha.

Il fait à nouveau très chaud mais l’endroit nous motive à marcher et à visiter. Nous passons une très grande porte à l’ombre de laquelle se reposent quelques shikas et voyons déjà le toit du temple au loin.

En avançant un peu, nous atteignons l’entrée et découvrons une gigantesque bâtisse qui dégage une aura impressionnante. Des classes d’écoles japonaises visitent en même temps que nous et les centaines d’autres touristes.

Big Buddha

Dans le temple, tout est très calme. Le bouddha surplombe toute la zone intérieure. Des cierges sont allumés et l’on trouve également des maquettes du temple et de ses environs à différentes périodes.

On fait le tour puis repart, la faim se fait sentir et Keishi nous propose de manger près de la gare si nous ne prévoyons pas de rester au parc par la suite car les restaurants de l’endroit sont trop touristiques et chers pour ce que c’est.

Il nous emmène donc dans une autre chaîne dont il a le secret et commande dans la machine pour se remplir le ventre. Finalement, nous retournons à la gare pour récupérer nos sacs avant d’aller activer nos JR Pass à l’information.

Un souhait

Kobe

Nous prenons le train en direction d’Osaka pour partir directement en direction de Kobe par la suite. Arrivés à Kobe, nous passons le Wonderworld en bord de la baie d’Osaka et marchons jusqu’à l’hôtel avec nos gros sacs.

L’hôtel est extrêmement bien placé. Juste en face du célèbre Oriental en forme de bateau. Nous faisons le checkin puis montons dans les chambres aidé par un employé de l’hôtel.

Le port de Kobe

L’ambiance est plutôt luxueuse et nous sommes tous transpirants et fatigués. Les chambres sont très belles et la vue est superbe : deux routes superposée passent sur le côté de l’hôtel et animent la vue d’un flux de voitures au loin. De nombreux beaux bâtiments éclairés sont éclairés aux alentours. Nous nous douchons et préparons à sortir pour la raison de notre venue : le boeuf de Kobe.

Une tour

Nous marchons dans la ville sans avoir réservé et il est déjà 20:30, je me demande si nous arriverons à atteindre notre objectif. Dans chinatown, les collègues testent un sushi au boeuf de Kobe A5 vendu pignon sur rue par un restaurant qui propose du boeuf.

Depuis dehors, je vois qu’il n’y a que 6 chaises de libre alors que nous sommes 7. C’est mort. Nous choisissons donc de tenter le tout pour le tout : le restaurant de boeuf de Kobe numéro 1 sur tripadvisor.

La devanture du restaurant expose de nombreuses certifications et autres prix gagnés par le cuisinier. Je rentre pour demander s’il est possible d’y manger à 7. Ils comptent leur place et établissent une stratégie afin de pouvoir tous nous accueillir.

Le restaurant est tout petit. Un comptoir de 6 places et une petite table à 4.

Le seul client qui se trouvait là semble être un habitué, il nous salue chaleureusement lui aussi et se décale de quelques place sur le comptoir pour que 3 d’entres nous puissent s’asseoir les uns à coté des autres tandis que le reste du groupe prend la table à 4.

On nous donne la carte et nous demande d’où nous venons. Après avoir donné notre réponse, l’une des deux serveuses pose un petit drapeau suisse au coin du comptoir pour nous faire nous sentir comme à la maison, nous en rions un peu avant de nous concentrer sur la carte.

On hésite entre prendre un menu boeuf et accompagnement riz ou uniquement les morceaux de boeuf avec une demi bouteille de vin. Nous choisissons finalement l’assiette avec demi bouteille de vin pour privilégier l’expérience gustative et manger autre chose plus tard si nous avons faim.

Après quelques minutes, une odeur délicieuse se dégage de la cuisine et nous commençons à être servis les uns après les autres avec 5 à 7 minutes d’attente entre chaque arrivée de plat. Étant le dernier à être servi, l’impatience est exponentiellement grandissante chez moi jusqu’à ce qu’on me pose l’assiette sous les yeux.

Parfois j’en rêve encore la nuit

Nous observons les premières bouchées de chacun. Puis vient mon tour, le goût est vraiment incroyable, mais c’est surtout la texture qui est la plus étonnante. Le morceau fond dans la bouche au fur et à mesure que l’on mache.

C’est vraiment ultra bon. Malic a eu moins de chance et se retrouve avec une grande partie de morceaux filandreux et difficiles à mâcher. Mon voisin et moi n’avons que des bouts infiniment tendres, l’impression de mâcher une douce explosion de viande fondante. Le vin, par contre, est moins exceptionnel mais pas mauvais non plus. En tout cas de loin pas au niveau du boeuf.

En repartant, le chef vient nous saluer avec un grand sourire et nous fait comprendre qu’il a un très bon niveau en golf. Ce qui explique une grande partie des éléments de décoration du lieux. Il nous accompagne dehors et nous lui demandons si nous pouvons prendre une photo avec lui. Il accepte avec plaisir et apporte même une fourchette et un couteau géant ainsi qu’un coussin en forme de morceau de boeuf de Kobe. Il est génial. J’aurais aimé que les deux serveuses qui ont été vraiment très sympathiques puissent être dessus mais la première est partie aussitôt que nous avons fini et la seconde s’est proposée pour prendre la photo.

Best pic

Nous décidons ensuite de marcher un peu dans Kobe puisque nous n’aurons pas plus le temps de profiter de la ville que ça. Nous longeons donc le port éclairé par les lumières au loin et entouré de grands hôtels. La tour de télécommunication de Kobe veillant sur nous.

Kobe by night

Nous nous asseyons là pour profiter du bord de la baie d’Osaka en buvant quelques bières achetées auparavant et capturant quelques pokémons grâce à des leurres placés stratégiquement. Après une heure ou deux, nous continuons la promenade pour fermer la boucle et rentrer à l’hôtel, nous voyons en chemin un groupe de motards dont un rider avec une moto rouge qui me rappelle l’ambiance d’Akira. Ils font des lignes droites à toute vitesse sur la route que nous longeons pour rentrer.

Au bord de cette même route s’organise entre nous un concours de celui qui saura tenir en équilibre sur la barrière le plus longtemps.

Nous rentrons à l’hôtel et passons une très bonne nuit.

Publications similaires