On arrive à la gare de Kyoto et on marche jusqu’à l’hôtel. On est accueillis par une japonaise très sympathique et particulièremenet drôle. Lorsqu’elle récupère nos passeports dont elle a besoin pour la réservation, elle fait

Aaah! Chocolate country !

Sauf pour le dernier d’entre nous, Angelo, qui tendit le sien :

Aaah! Panini!

On en rigole et on laisse nos bagages qui seront déposés dans les chambres que nous reviendrons découvrir plus tard après être allé visiter.

Fushimi Inari-taisha : le temple aux 1000 portails

Après avoir établi une stratégie prenant en compte toutes les variables possibles et imaginables, nous choisissons de prendre le train pour partir voir le temple de Fushimi Inari-taisha et déambuler dans les fameuses allées de torii, les portails traditionnels japonais.

On arrive rapidement sur palce et on découvre un endroit et un temple absolument magnifiques. On est beaucoup de touristes dans le coin mais ça n’enlève rien au charme de l’endroit.

Nous marchons doucement entre les bâtisses et prenons beaucoup de photos tout en découvrant l’endroit. Plus haut, on aperçoit le chemin qui permet de monter la colline et qui est surplombé par des centaines et des centaines de portes rouges appelées torii. Selon une coutume apparue pendant la période Edo, ces portails permettent d’obtenir la réalisation de souhaits ou de remercier pour un souhait réalisé.

Pour changer, on commence à avoir chaud et à transpirer mais on s’est déjà bien habitués depuis les derniers jours. On suit la route jusqu’à un petit restaurant très sympathique avec une vue complètement dingue sur Kyoto. On commande une glace pour nous rafraîchir et la responsable nous demande gentiment de changer de table si nous ne souhaitons pas manger. On perd la belle vue, mais c’est pas grave. S’en suit la petite pause bière pour certains, glace pour d’autres.

Pour moi, le bol de glace est immense et aromatisé au thé vert. C’est exactement ce qu’il me fallait. Je fais goûter à tout le monde et malgré ça je n’arrive pas à finir. Il y a trop.

La vue depuis le restau

On se remet en route pour arriver au sommet de la colline et nous rendons compte du nombre plus qu’impressionnant de portes qui s’y trouvent. On aimerait bien en avoir une aussi pour l’équipe. Pendant la montée, Alex propose de porter mon sac contre le fait de mettre sa bouteille dedans, je lui explique que c’est un mauvais deal pour lui en riant. Il accepte quand même.

En haut, il y a tellement de petites portes empilées que ça en devient presque un peu brouillon. Mais le charme et l’atmosphère des sanctuaires restent inégalables. Je remarque que dans les hauteurs il n’y a quasiment aucun touriste, cela rend la chose beaucoup plus silencieuse et intéressante. À croire que les gens se prennent en photo devant la première porte venue puis repartent aussitôt sans aller plus loin. Quoiqu’il en soit, c’est mieux quand c’est calme.

Arrivés en bas, on reprend le train direction le centre de Kyoto. Une petite grand-mère lui tappe la discute et lui demande où nous allons.

Les rues de cette ville sont typiquement comme j’imaginais le japon et me rappellent celles que l’on peut voir dans Bleach.

Le temple est malheureusement fermé mais on peut l’apercevoir de loin et le prendre en photo. On en profite pour marcher dans les environs. C’est très calme, il y a une belle lumière de fin de journée, c’est top.

Kyoto by soirée et Kyoto by nuit

On se sent un peu plongé dans une fin de journée typiquement japonaise : nous prenons le même train que les écoliers et autres working men qui rentrent de l’école ou du travail.

On est de retour à l’hôtel pour voir les chambres. On a droit à un véritable exposé de la réceptionniste (qui n’est pas la même que celle qui nous a accueillis). Elle nous explique tout ce qu’il y a à savoir, nous donne les clés, fait remplir les papiers et tout le nécessaire en plus de proposer les déjeuners pour le lendemain. On est quelques uns à choisir de le prendre. Je me réjouis déjà. Elle nous montre même comment ouvrir la porte extérieure avec le code puis nous présente les chambres. La chambre comprend un yukata par personne qu’on nous recommande fortement de porter correctement si on ne veut pas être pris pour des fantômes.

Nous sortons le soir dans les rues de Kyoto pour aller manger dans un restaurant qui permet de commander sur un écran. Les images sont belles et nous y trouvons tous notre bonheur. Je teste des petites lamelles de boeuf et de l’estomac frit.

En arrivant, les plats semblent tous bien plus petits que les images, mais pas grave, on a trop faim pour y penser. À la fin, on paie en en profitant pour écouler une quantité astronomique de pièces de 1 yen, que nous passons 15 minutes à compter pour arriver à déterminer un total. Après avoir donné l’argent je vois que le chef n’est pas très réjouis, nous attendons qu’ils aient fini de compter la somme totale avec ses acolytes serveurs. Ils nous donnent 3 yens en retour car nous ne savons apparemment pas compter.

Taxe élevée pour bar chic

On ressort dans le but de boire une bière en marchant au hasard dans les petites rues. On en traverse une qui présente des dizaines et des dizaines de clubs avec chacun leur rabatteur. Ils ne tentent pas d’attirer les étrangers pour la plupart, on arrive donc marcher tranquillement. On tombe sur un bar qui nous paraît sympathique; l’entrée est en haut d’un escalier mais nous n’y trouvons qu’un genre de bibliothèque présentant des bouteilles de bon whiskys et autres sakés japonais. Bloqués.

Depuis le bas de l’escalier, un japonais nous crie de pousser la bibliothèque. Effectivement ça s’ouvre, l’entrée est en fait camouflée comme un passage secret. Dedans l’ambiance est douce et le bar est tout en longueur avec quelques fauteuils dans une zone surélevée juste à côté de la porte. Nous commandons nos bières et on nous apporte des snacks dans deux petites assiettes. Au moment de payer, le serveur nous dit qu’il y a une charge de 500yen (plus de la moitié du prix de la bière) par personne pour le service. Culturel. Apparemment, c’est courant dans les bars de « luxe ».

TCHALA, HEAD TCHALA

On repart à l’aventure et marchons encore un peu dans les petites rues de Kyoto pour finir dans un karaoke. On prend bien évidemment l’option avec boissons à volonté pendant une heure et commençons à chanter quelques openings d’animes qui ont bercé notre enfance ou adolescence. One Piece, DragonBall, Naruto, FMA, tout y passe.

Certaines chansons sont trop dures à chanter (ou alors on est vraiment trop mauvais, c’est possible aussi) alors on les passe. Ce sont surtout les refrains que nous hurlons à en faire trembler les murs. Les verres se vident et la soirée avance. Nous avons déjà pris la décision de commencer une deuxième session d’une heure. Les chansons se choisissent sur une tablette tactile et sont envoyées directement sur les box et l’image sur deux beamers qui projettent sur deux murs différents. Très lourd.

Les verres se vident toujours plus vite et noud chantons toujours plus fort, toujours plus faux, mais ça fait du bien et ça détend. Et c’est exactement ce dont on besoin les japonais après une journée de travail (sauf que nous on est en vacances), je comprends pourquoi c’est si populaire ici.

On s’essaie au rap : My Name Is en remplaçant Slim Shady par nos noms, puis des classiques de tous genres et c’est gé-nial. Sur la fin, on se retrouve tous debouts, parfois sur les fauteuils. On crie les paroles beaucoup trop fort. De l’extérieur, ça doit être parfaitemrnt horrible à entendre. Seule Tara fait l’effort d’avoir une jolie voix mais malheureusement elle est couverte par les nôtres. Ces mêmes voix finissent cassées mais ça en valait clairement la peine. Après avoir hésité quelques secondes, nous choisissons de rentrer. Après tout, j’ai demandé le petit déjeûner saumon pour le lendemain matin. Il faudra donc se lever.

Par respect pour notre réputation mais surtout pour vous et votre ouïe, les traces photographiques et vidéos de cette soirée seront gardées secrètes.

Nous toquons à la vitre du premier taxi garé là qui est en fait en train de dormir. Il se réveille, nous lui tendons la carte de l’hôtel et je lui demande combien ça coûtera. Il m’écrit 1500 sur un bout de papier, on fonce. Après quelques minutes de route tranquille nous arrivons à l’hôtel, ou du moins à une centaine de mètres. On marche pour finalement arriver en même temps que l’équipe de la deuxième voiture. On se couche vers 4 heures du matin.

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