On se réveille pour manger le petit déjeûner pré-réservé la veille. Un genre de pavé de saumon allongé avec petite soupe miso et deux morceaux d’omelettes enroulées du au riz sésame et quelques légumes.
C’est très bon mais mon ventre commence à être fatigué de tout ce que nous mangeons, je crois que je l’élargis de jour en jour.

Keishi nous rejoins à l’hôtel et nous l’accueillons avec le plaisir habituel de le voir. Nous finissons de nous préparer puis partons finalement en direction du petit établissement de location de vélo. Arrivés sur place, nous choisissons de prendre des vélos électriques. Je n’en ai jamais roulé un plus de quelques minutes, je me réjouis. Le gérant nous propose de prendre une assurance en cas de vol. Après une brève discussion, nous choisissons de la prendre par sécurité. On paie la location en prenant en charge celle de Keishi puis le responsable nous sort les vélos et nous fait un petit exposé pour comprendre toutes les subtilités de la bête : comment l’allumer, les 3 modes de vitesse, allumer et éteindre la lumière et autres conseils.
Lorsque nous poserons les vélos, nous devrons les attacher par deux ou plus pour diminuer les risques de vol. Chaque vélo a un cadenas intégré et un cadenas secondaire mobile. Nous pouvons enfin partir en suivant notre guide Keishi qui cherchera son chemin par moments mais qui finira toujours par nous amener avec succès à nos destinations.
Aujourd’hui, nous visons la forêt de bambous. Mais avant ça, nous irons voir le golden temple. Kinkaku.
Riding in Kyoto by day
Nous roulons de longues minutes sur les trottoirs (on roule principalement sur les trottoirs au japon). Trottoirs qui présentent beaucoup de piétons et autres obstacles qui demandent parfois des manoeuvres de slalom qu’heureusement nous maîtrisons tous parfaitement. De plus, nos statuts de touristes nous obligent parfois à traverser les plus petites rues alors que le feu est rouge. Je sens parfois que les locaux ont des pensées négatives vis-a-vis de ça. Et je les comprends, ils ne sont pas du genre à sortir des sentiers battus.
Nous roulons d’abord dans des rues typiquement japonaises comme je les imaginais. Des étoiles plein les yeux, certains passages me rappellent les endroits que j’ai pu voir dans mes mangas préférés. On roule autant dans la campagne que dans la ville en nous perdant un peu tout en gardant le cap. C’est vraiment top de voir des paysages multiples en un seul tour à vélo.
Le vélo électrique est une expérience très agréable. On a besoin de presque aucun effort pour arriver à destination. On parque les vélos à un endroit prévu à cet effet (on ne peut pas les poser où on veut).
Kinkaku, le temple doré
Nous marchons ensuite vers le golden temple. Jusqu’ici, c’est l’endroit avec le plus de touristes au mètre carré que nous ayons pu voir au japon. Les gens se bousculent pour prendre leur selfies. Je vois une jeune chinoise s’énerver de ne pas trouver une place et un angle où elle puisse apparaître seule sur sa photo. Dans le petit parc autour du château, nous marchons doucement et apprenons à Keishi à compter en français, tout en apprenant la même chose en japonais.
On repart sur la route. On prend quelques photos et vidéos en cours de route pour immortaliser le moment, il fait beau et très chaud. Mais le vent frais de la vitesse nous rafraîchit tant que nous roulons.
Vélo, soleil
C’est un trajet relativement long jusqu’à Arashiyama. On roule de longues minutes sous un soleil de plomb et on s’arrête presque arrivés à destination pour mettre un peu de crême solaire. Trop tard: mes bras sont déjà rouges eh ouais.

On traverse finalement le pont qui offre une vue ouverte sur une grande rivière et campagne alentours ainsi que sur une partie de la petite ville d’Arashiyama. On longe la rivière quelques minutes avant que Keishi ne s’excsue parce qu’il a pris la mauvaise direction. On lui explique que ça ne fait rien et que la balade en valait la peine. On repasse le pont, trouve un endroit pour poser nos vélos pour 200yen puis on se précipite sur un distributeur qui se trouve là pour tous s’acheter une bouteille d’eau. On dégouline de sueur et le soleil frappe plus fort que jamais.
Sagano et la forêt de bambous

Nous marchons quelques minutes le long d’une rue remplie de petits commerces sympathiques de tout et de rien avant d’arriver à l’entrée de la forêt de bambous. Nous voyons des pousseurs de chariots de touristes (places à deux) sous le soleil sans même transpirer. Leurs corps sont faits de muscles fins et ils racontent des blagues à leurs clients tout en riant et marchant.
La forêt de bambous est fraîche. Le vert est dominante et les bambous sont très hauts. Alors que nous venons d’arriver, le vent commence à se lever et le ciel à se couvrir. Nous marchons sur le chemin prédéfini entre les bambous de la petite forêt, profitons un peu de l’atmosphère et de l’endroit puis prenons quelques photos avant de repartir en direction de la rue marchande, retraverser le pont et nous rendre dans un onsen.
Onsen Part. II – Game Over
Nous entrons et prenons les billets. Je remarque à ce moment là que le public lounge est vraiment sympa: chaises massantes, tatamis, mangas et télévision. J’aimerais presque pouvoir y passer un moment mais je ne sais pas si j’aurai le temps.
Dans les vestiaires, nous nous déshabillons, fermons les casier puis allons directement nous doucher à la japonaise. Une fois propre, on se sent mieux. Puis direction le bain chaud principal. Ça fait du bien mais j’ai eu assez chaud aujourd’hui. Après avoir discuté quelques minutes, nous décidons d’aller dans le bassin froid qui se trouve dehors. Au même moment, l’un des employés du onsen arrive, vois les tatouages d’Angelo et lui demande poliment de sortir car ils sont interdits. En ayant un moi aussi (plus discret) je décide de sortir pour ne pas avoir à jouer à cache cache.
Nous sortons donc après quelques minutes du onsen et allons nous détendre dans le public lounge. Je mets 100yens dans une chaise massante et je ne regrette rien, pour 15 minutes c’était à la fois agréable et revigorant. Je feuillette des MHA qui se trouvent là et après une 30aine de minutes, nous sommes rejoins par les autres qui s’essaient aussi à la chaise massante pour certains, à l’écoute du dernier album d’Eminem sorti le jour même pour d’autres. Nous partons.
Riding in Kyoto by night
Il pleut relativement fort et nous marchons sous la pluie pour retraverser le pont et récupérer les vélos dans la nuit. S’en suit un de mes moments préférés : un trajet de nuit sous une pluie légère d’Arishayama à Kyoto. La lumière devient de plus en plus faible. Les reflets d ela pluie donne un air très Tokyo by night au trajet et j’adore ça. Un super souvenir, même si nous avons du rendre les vélos avec une quinzaine de minutes de retard ce qui a quelqie peu mis Keishi mal à l’aise face au gérant du service de location.

Shabu-Shabu ou comment se faire péter le bide
Nous marchons un peu après une longue journée de vélo tout de même fatiguante pour aller manger tous ensemble. Ce soir, ça sera Shobu-Shobu. Un forfait pour manger illimité un genre de fondue chinoise comme on les appelle en suisse sauf que c’est géré différenment. On commande sur une tablette et il n’y a pas que de la viande : des suhsis, panure et autres légumes ou nouilles.
Keihsi fait une première commande pour nous faire essayer des choses : beaucoup de viandes, des légumes et sauces. Il y a deux bouillons différents dans une petite marmite divisée en deux gouttes comme le ying yang. Keishi mets toute la viande à la fois ainsi que les légumes et les nouilles. Nous oouvons ainsi nous servir dans le bouillon. Nous nous prenons au jeu et mangeons beaucoup, en essayant plein de choses jusqu’à avoir de la peine à finir nos assiettes.

Une expérience vraiment sympa. La table à côté cherche un coupable qui aurait commandé trop de cetre viande qu’ils ont tant de peine à finir. Nous nous levons finalement pour aller payer à l’entrée puis nous rentrons à l’hôtel afin de nous reposer et dormir.



