Loong trajet
C’est le genre de trajet qui fatigue bien comme il faut. On parle de 6 heures de Zürich à Dubaï, une escale de 3 heures puis un second vol de Dubaï à Osaka qui durera environ 9 heures.
On a suivi la recette classique : train, checkin, passage des portes et hop dans le gros avion. C’est dailleurs l’avion le plus fatos dans lequel j’ai pu monter jusqu’ici. Pour passer le temps, je lis un ou deux tomes de mon manga du moment, je regarde Downsized avec ce bg de Matt Damon et, surtout, je dors.
Pendant l’escale à Dubaï, on profite pour capturer quelques pokémons et acheter un jeu de cartes parce qu’on a perdu celui qu’on a pris avec. Ah non, en fait on l’a retrouvé juste après, évidemment. Puis on part finalement dans la précipitation pour cause de last call pour notre avion. Le temps passe vite quand on s’amuse.

Bim second, vol. Je regarde Justice League que je trouve un peu nul, je dors et on arrive enfin.
Déjà, à l’aéroport d’Osaka, la majorité des textes autour de nous sont écrits en japonais. Dépaysement garanti, c’est même déstabilisant lorsqu’on comprend pas ce qu’on lit. Seuls peu de textes sont traduits en anglais, les plus importants et l’essentiel, alors ça va.
On se voit obligés d’attendre dans une longue queue pendant plus d’une dizaine de minutes pour remplir un petit questionnaire auquel le contrôleur des douanes n’accordera que quelques secondes d’attention.
Nous sortons de l’aéroport et sommes accueillis par Keishi, un ami japonais que Bryan avait rencontré lors de son séjour linguistique à Londres et que j’avais eu l’occasion de rencontrer là-bas aussi. Il était même venu manger une raclette à la maison lors de son séjour en Suisse (bonjour les clichés).

Keishi va nous accompagner ces prochains jours dans les environs d’Osaka. Nous ne le savions pas encore, mais il allait considérablement faciliter nos visites et nous faire gagner un temps précieux. Grâce à lui, nous arrivons à louer facilement le pocket wifi qui correspond le mieux à nos besoins de groupe.
On prend ensuite notre premier billet de train japonais sur les machines prévues à cet effet. C’est un mélange étrange entre un écran tactile comme ceux qu’on peut trouver en Suisse et des boutons mécaniques sur le côté pour certaines options comme le nombre de billet. C’est déroutant pour la première fois mais on allait rapidement prendre l’habitude. Finalement, quelques minutes de metro jusqu’à arriver à la station la plus proche de l’appartement.
Silence et rues tamisées
Nous montons l’escalier pour sortir de la bouche de métro et le japon apparaît devant nos yeux de manière progressive, marche après marche.
Premier face à face avec une rue d’Osaka. Premier pseudo-choc. Ca peut paraître con dis comme ça mais l’atmosphère est réellement spéciale : je vois des voitures, quelques personnes, des vélos et pourtant je n’entends presque rien. Il règne ici un silence presque total.

La lumière de l’éclairage public est très légère, presque tamisée. Bien moins puissante que dans nos rues suisses. Une douce lueur bleue fait ressortir les routes d’un gris très foncé sans défauts dont les lignes blanches ressortent plus que n’importe où ailleurs. En levant la tête, je vois des dizaines de fils électriques qui passent par-dessus les routes et rejoignent les façades des maisons en passant par d’immenses poteaux. Au loin, on devine l’ombre menacante des buildings japonais.
Photo IG: @vdkrdbl. Ambiance Osaka by night.
On est tous sous le charme, même si pour le moment on n’a rien vu de bien spécial. On est fatigués mais tellement heureux d’être là. Après quelques pas dans ces rues de ville japonaise, on se rend compte qu’il y a des distributeurs de boissons tous les 5 à 10 mètres (ceci n’est pas une exagération). Les boissons qu’ils contiennent sont à 100yens soit un peu moins d’un franc. J’apprendrai plus tard que c’est la pays qui possède le plus haut taux de distributeurs à boissons par habitant.
Arrivés à l’appartement, nous unissons nos intellects pour parvenir à ouvrir la boîte aux lettres qui contient la clé car le cadenas qui la ferme est à l’ancienne. Il faut tourner dans un sens, puis dans l’autre et le message envoyé par le propriétaire n’est pas qualifiabe de clair. Après quelques essais infructueux, nous obtenons la clé dans un soulagement général.
Osakappartement spacieux
L’appartement est spacieux et nous accueille tous facilement avec bien plus de place qu’il n’en faut. Keishi est presque choqué de voir l’espace que nous avons. Il y a un petit salon de thé, une chambre avec tatamis et futon et deux chambres plus européennes en plus de la cuisine et du grand salon. Je crois savoir que les appartements japonais sont effectivement plus petits de manière générale. Nous prenons tous une douche les uns après les autres. Nous nous émerveillons devant les toilettes ultra high-tech à jet nettoyant avant de repartir dehors pour le quartier de Dōtonbori.
Dōtonbori
Après une petite marche, nous arrivons sur l’artère principale qui nous émerveille tous : des lumières partout, ça clignote, des dizaines et des dizaines de restaurants, bars, distributeurs de boissons, panneaux publicitaires géants suspendus aux bâtiments, centaines et des centaines de personnes qui fourmillent pour animer cette longue rue séparée sur toute sa longueur par une rivière.

Les guirlandes de lanternes qui longent le cours d’eau et les panneaux lumineux donnent un charme dépaysant à toute la scène. Nous marchons de longues minutes des étoiles plein les yeux, prenons quelques petites photos de groupe aux endroits stratégiques. Ce n’est que le premier soir et on est déjà de parfaits touristes.
L’izakaya de @doberuman
Keishi nous quitte en fin de soirée. Il est déjà tard mais nous avons quand même envie de prendre un (ou plusieurs) dernier(s) verre(s). Nous nous engageons au hasard dans une petite ruelle qui dégage quelque chose de spécial.

Un peu avant d’arriver au fond, je dégaine l’un des 3 mots de mon vocabulaire japonais :
Sumimasen, do you speak english ?
moi
Oh! A little!
lui
Is it possible to come here to drink? No eat, just drink
moi
Oh yes yes! Come!
lui
Arigato gosaimasu! I will be back in a minute!
moi
Je me précipite pour rappeler le reste des copains et nous nous installons dans le minuscule restaurant. Ce genre de petits endroits sont appelés izakaya.
Le tenancier est très gentil et poli à la japonaise. Nous commandons bière sur bière et du sake japonais.
Nous sommes plus tard rejoins par le dernier de l’équipe, Malic. Un peu par chance, un peu comme prévu. Arrivé tout droit de Thaïlande, nous rions du fait que le taxi de l’aéroport à Dotonburi lui a coûté plus cher que son billet d’avion.
La soirée se poursuit. Nous discutons un peu avec notre hôte. Nous lui demandons qui il est, d’où il vient. Il nous explique que son rêve est de devenir comédien.
Plus tard dans la soirée, il nous offre du melon (les fruits sont très chers au japon). Nous le remercions, rions beaucoup, toujours très heureux d’être là dans cette ambiance si unique et chaleureuse.
C’est un super souvenir. Vous pourrez retrouver des photos de l’izakaya sur le compte instagram de doberuman.
Finalement, après avoir pris une selfie souvenir, nous payons en laissant un pourboire. Nous ne savions pas encore que c’était très mal vu au japon. Oups.


Nous rentrons à l’appartement pour y passer notre première nuit.






