L’autre soir, je fixais le plafond en réfléchissant à la tournure que pourrait prendre l’un des textes que j’écris. Puis soudain, une interrogation m’a traversé l’esprit. Les développeurs sont-ils des écrivains ?
Quelles sont les différences entre le travail d’un développeur et celui d’un écrivain ?
Parce que finalement, quand j’écris du code je n’écris que du texte. Le code d’un développeur doit non seulement respecter des règles syntaxiques strictes, mais également avoir un sens précis. En effet, dans la plupart des cas, l’écriture d’un bout de code vise à développer une fonctionnalité précise.
Pour un écrivain, c’est un peu la même chose. Il doit respecter des règles de grammaire, d’orthographe et de ponctuation. Les mots qu’il pose sur papier pour former son texte et ses chapitres ont également des buts précis : enrichir et faire avancer son histoire. Du moins dans le cas d’un roman.
Du coup, comme je trouvais plus de similitudes que de différences entre ces deux professions, j’ai tourné la question à l’envers et posé quelques idées sur papier (et dans un thread twitter).
Les chapitres sont aux livres ce que les fonctionnalités sont aux programmes.
L’essence même de ces deux métiers est donc étroitement liée : les deux écrivent du texte, en suivant des règles précises, pour contribuer à quelque chose de plus grand.
Dans un cas on développe une histoire, dans l’autre un programme. Dans un sens, les chapitres sont aux livres ce que les fonctionnalités sont aux programmes.
Pour les meilleurs d’entre eux, tout du moins ceux qui sont formés et qui en font leur métier, c’est écrire ces mêmes textes qui leur permettent de gagner leur vie.
L’un des éléments principaux qui m’a amené à toute cette petite réflexion est le fait que, dans un flash de ma mémoire, je me suis souvenu avoir vu des dépôts gits utilisés pour l’écriture de livres. Git est un outil principalement utilisé par les développeurs pour versionner leur code et donc garder une trace de leurs modifications et de l’évolution de leurs programmes.
Git étant un outil bien pratique, que dis-je, indispensable pour les développeurs, il s’avère « logiquement » tout aussi utile pour les écrivains. Logiquement puisque’un développeur produit la même chose qu’un écrivain : du texte.
Le moteur de leur travail est avant tout leur cerveau. Le choix de la façon de de faire évoluer leur texte dépend entièrement de leur stratégie. Quels codes va-t-il suivre pour faire avancer son histoire ? Quel design pattern va-t-il utiliser pour implémenter sa nouvelle fonctionnalité ?
Comme ils vendent les deux du « temps de cerveau », ils peuvent tout deux être victimes du syndrome de la page blanche.
Alors, les développeurs sont-ils des écrivains ? Les écrivains sont-ils des développeurs ?



Ça se tient ! Comme décrire un personnage, son caractère et son but. Je pense que je vais prendre le temps d’ajouter cette analogie, merci !
Un développeur peut également être un écrivain lorsqu’il va décrire la fonctionnalité d’une fonction (ainsi que ses paramètres)
Très bon article 🙂