Le programme aujourd’hui est de retrouver un de mes collègues qui est aussi en vacances à Osaka depuis quelques semaines, Etienne, qui connaît de bonnes adresses et qui pourra nous guider vers le château. Keishi nous rejoint dans la matinée un peu avant de partir.
J’écris à Etienne, on a fixé le rendez-vous devant le restaurant à 11:30 mais nous sommes bien évidemment à peine sur le départ à cette heure-là. Keishi nous suggère de prendre un métro pour nous approcher au mieux de l’endroit prévu.
Notre retard oblige Etienne à négocier un décalage de réservation en nous attendant. Je m’excuse platement à notre arrivée, on arrive presque en courant et déjà couverts de sueur. On se salue chaleureusement et on entre finalement dans le petit restaurant.
L’endroit est vraiment hyper sympa : on enlève nos chaussures à l’entrée et les dépose dans des petits casiers en bois. On nous guide ensuite dans une pièce exprès pour nous après avoir longé un petit jardin japonais dans une cour intérieure.

Etienne a choisi ce restaurant pour que nous puissions manger de l’omurice. Un genre d’omelette très fine repliée sur elle-même qui contient du riz parfumé avec d’autres ingrédients selon ses envies. On s’assied et discute longuement tout en mangeant. Mon omurice est aux champignons et c’est ultra bon.

Avant de partir pour le château d’Osaka, nous allons prendre un petit dessert chez Paul cheesecake. Une chaîne apparemment très populaire puisqu’il faut faire la queue aux heures de pointes pour obtenir son petit muffin. Je prends le mien au Mochi pour la science. C’est très bon aussi mais mon ventre va exploser.
Le château d’Osaka
Sur le chemin pour aller prendre le métro en direction du château d’Osaka, on marche un peu sur la grande rue marchande. Après quelques arrêts de subway et une petite marche sous un soleil de plomb, on arrive.
Le château est magnifique. On apprend avant d’entrer que l’intérieur est en fait très moderne et accueille un musée sur plusieurs étages. Nous visitons ce dernier progressivement au fur et à mesure que nous montons jusqu’à arriver sur la terrasse la plus haute qui donne une vue imprenable.
De là-haut, on peut voir Osaka à 360°. On se rend un peu mieux compte à quel point la ville est grande. On discute quelques minutes et cherchons les buildings les plus hauts à l’horizon.
On repart assez tôt pour aller manger des sushis car le restaurant dans lequel on nous emmène est souvent plein. Effectivement, en arrivant il n’y a déjà plus de place pour nous. Pas grave, le plan B est activé : on va à quelques pas de là pour manger du Zen beef cutlet appelé tonkatsu lorsque c’est de la viande de porc. On trempe les morceaux dans de l’oeuf ou autres sauces et ça se mange généralement avec un bol de riz, une soupe miso et du chou.
En sortant, il fait déjà nuit. Nous nous séparons de mon collègue et de sa copine que nous remercions beaucoup d enous avoir accompagné durant cette journée et pour leur petite visite guidée.
Puis on repart aussitôt à l’aventure en direction d’un onsen (bain public) que Keishi connaît.
Animate shop
Sur le chemin du onsen, on prend le temps de déambuler un peu dans quelques magazins de jeux-vidéo rétro qui grouillent de milliers de vieilleries qui nous rendent nostalgiques.

Peu après, on passe dans l’un des plus grands magasins lié aux mangas et animes : Animate.
On y trouve de nombreux mangas qu’on connaît et qu’on peut trouver en Suisse, des milliers d’articles dérivés, de costumes cosplays, de cartes à jouer, et j’en passe.
Finalement, on arrive à l’étage 4. L’étage qui va nous choquer de par la jeunesse des filles que l’on trouves dans les mangas pour adultes. Ceci devint le sujet de débat et conversation principal pour le reste de la soirée.
Je fais une petite partie d’un jeu de danse avec Tara avant de défier Keishi sur Street Fighter. Je le soupçonne de m’avoir laissé gagner. On repart direction le onsen avant qu’il ne soit trop tard.

5 étoiles qui peut nous tester ? 
All she does is win win win no matter what
Notre premier onsen
Arrivés au onsen. On prend nos billets gràca à Keishi car tout est en japonais. Tara, la seule femme du groupe, fera face à l’inconnu en solo dans le onsen pour femme. Keishi lui donne les instructions de base et la procédure à suivre avant d’entrer dans les bains.
Keishi nous recommande de cacher nos tatouages au mieux en passant l’entrée car ils sont interdits. Nous arrivons aux vestiaires près avoir traversé un grand hall chaleureux avec un parquet en bois très foncé. Ni une, ni deux, on se met tous culs nus.
Nous entrons enfin dans le onsen. De nombreux japonais sont là. On y trouve des bassins à bulles, un bassin froid et une partie extérieure avec de grandes bassines, un bassin au vin rouge, un bassin avec télé et un bassin plat dont on profite couché.
Nous vaquons d’un à l’autre pendant près d’une heure avant de tenter le sauna. C’est supportable quelques minutes mais j’ai de a peine à respirer tellement il y fait chaud. On revient une dernière fois dans le bassin froid avant de ressortir.
Nous attendons Tara dehors en espérant qu’elle ne se soit pas ennuyée. Elle arrive un peu après nous et nous explique qu’elle a baucoup aimé. Elle a cependant noté qu’il semble inhabituel pour les japonaises d’entretenir les poils de leur maillot. C’est devenu le nouveau sujet de conversation et Keishi n’en revient pas lorsque nous lui expliquons que pour nous, prendre soin du maillot est une habitude, un peu comme entretenir sa coupe de cheveux. Il en a même fait un tweet de surprise.

Nous retournons sur Dotonburi dans un petit bar où tout est à 298 yens (3chf mais sans les taxes). On mange, on boit et on en profite pour tester une multitude de petits trucs inhabituels. Du coeur de poulet franchement pas mal, du foie de poulet difficile à mâcher et moins goûtu, du cartilage frit et j’en passe. On boit aussi un peu de tout pour la science : whisky japonais, on the rocks, tonic, avec du thé, du saké… Toute la carte y est passée. Et puis surtout, un bout de légende est écrit ce soir-là : il semblerait que le lavabo peut être confondu avec le pissoir. Merveilleux.
À partir de 2 heures, la fatigue commence à se faire ressentir mais on reste encore « un peu » pour profiter tout en débattant sur notre rythme de voyage actuel et futur. Nous avisons finalement de partir et rentrer en prévoyant plus ou moins de se lever à 11h alors qu’il est déjà 5 heures et que le jour se lève.





